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1°) HISTORIQUE Si Jacques Ellul reste encore assez peu connu dans son pays, il bénéficie d'une audience plus conséquente aux États-Unis, où d'une part les effets néfastes de la technique se sont manifestés plus tôt et plus intensément qu'en Europe et où, d'autre part, il est relativement accepté de prendre position sur des registres aussi différents que la sociologie et la théologie, sans passer pour un obscurantiste (la France, en particulier, a érigé le laïcisme en position de principe quasi religieuse, ce qui inhibe considérablement toute posture dialectique).
Ellul doit sa notoriété américaine au romancier Aldous Huxley, (anglais établi aux États-Unis dès les années 1930). Outre le célèbre Meilleur des Mondes, Huxley a consacré presque toute son oeuvre à une analyse pessimiste du progrès technique, qu'il considère comme à l'origine de l'instauration d'un ordre totalitaire d'un type nouveau marqué par le contrôle social, la vidéosurveillance et d'une façon générale par la réduction drastique des libertés individuelles, ceci en raison de l'absence de toute réflexion éthique en parrallèle à ce "progrès". Au début des années 1960, Huxley a insisté auprès de son éditeur pour qu'il traduise La technique ou l'enjeu du siècle. Ce qui sera fait en 1964 et ce qui marquera le véritable début de la reconnaissance d'Ellul aux USA (donner un chiffre approximatif du nombre d'exemplaires), bien que deux de ses ouvrages à caractère théologique y aient déjà été traduits (Présence au monde moderne en 1951 et Le Fondement théologique du droit en 1960). Le communautarisme et le fondamentalisme, bien implantés aux USA, incarnent, plus que d'autres tendances, la crainte d'Ellul face à la montée du religieux en système technicien... Indiquer ici ce en quoi les Américains peuvent se sentir plus spécialement concernés par l'apport théologique d'Ellul et par l'idée ellulienne que le christianisme trahit le Christ. Le milieu universitaire ne fera que reprendre le relai du succès de librairie tandis qu'un certain nombre de penseurs d'outre-Atlantique, tels Ivan Illitch, se laisseront influencer profondément et durablement par le message ellulien.
L’International Jacques Ellul Society est née en 2000 à Bordeaux, exactement en même temps que l’Association Internationale Jacques Ellul dont elle est la structure jumelle aux USA.
Avant 2000, la pensée d'Ellul avait commencé à se répandre dans notre pays. Durant les années 1970, en effet, un certain nombre d'étudiants américains ont écrit des thèses de doctorat autour de l'oeuvre ellulienne. Et, en 1988, quelques-uns d'entre eux se sont associés pour publier un petit journal bi-annuel : The Ellul Studies.
Inclure ici la photo de la couverture du n°1 des Ellul Studies.
Jusqu'en jusqu'en 2002, son directeur en a été Darrell J. Fasching, professeur d'études religieuses en Floride, spécialiste de Karl Barth et auteur en 1981 d'un ouvrage sur Ellul : The Thought of Jacques Ellul.
![]() Ses principaux collègues étaient :
Carl Mitcham, philosophe spécialisé sur la place de la technique dans les sociétés modernes et professeur à la Colorado School of Mines;
Joyce M. Hanks, anciennement professeur de français à l'Université de Scranton (Pennsylvanie), aujourd'hui à la retraite et oeuvrant en Asie dans le Peace Corp;
Clifford G. Christians, professeur au College of Media (Illinois); David W. Gill, moi-même, professeur au New College de Berkeley (Californie) et à l'Université de North Park (Chicago, Illinois), professeur en éthique appliquée.
Tous, nous partagions le constat qu'avait fait Ellul vingt ou trente ans plus tôt, à savoir que la " société de l'information" dans laquelle nous évoluions était en fait toute entière bâtie sur le mensonge et la propagande. Lors d'un long séjour sabbatique à Bordeaux, au printemps 2000, j'ai rencontré les trois enfants de Jacques Ellul ainsi que Patrick Chastenet. De ces rencontres sont nées simultanément l'AIJE et l’IJES. Nos objectifs étaient en effet communs : présenter l'oeuvre de Jacques Ellul le plus fidèlement possible à partir de deux sites internet (l'un francophone, l'autre anglophone), pouvant servir l'un et l'autre de socles à un héritage intellectuel.
Dès 2000, The Ellul Forum (prolongement des Ellul Studies) était adoptée comme publication officielle de l’IJES, l'équivalent des Cahiers Jacques-Ellul en France. Depuis 2002, Cliff Christians en est le directeur.
Les buts sont en effet les mêmes: mettre en relation toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans les analyses elluliennes, par delà leurs nationalités, leurs appartenances religieuses, leurs milieux sociaux et leurs domaines d'intérêt.
De façon plus générale : entretenir et diffuser l'héritage intellectuel d'Ellul, prolonger son analyse critique de notre société technicienne et approfondir ses recherches, en particulier dans les domaines de l'éthique et de la théologie et en mettant l'accent sur l'espérance et sur la liberté. L'IJES privilégie t-elle donc le "volet théologique" sur le "volet sociologique" ? David W. Gill
Contact : International Jacques Ellul Society P.O. Box 5365, Berkeley CA 94618; USA Mel : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Site : www.ellul.org
www.ellul.org/ijes.htm (IJES)
www.ellul.org/forum.htm (Ellul forum)
SOCIOLOGIE
■ PROPAGANDE (1962)
traduction : Helen Weaver
traduction : Patricia Wolf couverture indisponible traduction : C. Edward Hopkin ■ LA TRAHISON DE L’OCCIDENT (1975) traduction : Matthew J. O'Connell
traduction : Joachim Neugroschel ■ L'IDÉOLOGIE MARXISTE CHRÉTIENNE (1979) Jesus and Marx : From Gospel to Ideology traduction : Joyce Main Hanks
■ LA PAROLE HUMILIÉE (1981) traduction : Joyce Main Hanks
traduction : Geoffrey W. Bromiley traduction : Marguerite Wieser
traduction : Olive Wyon
traduction : Geoffrey W. Bromiley
traduction : LaVonne Neff
Wipf and Stock Publishers, Eugene, Oregon, 2009
■ LE VOULOIR ET LE FAIRE (1964) traduction : C. Edward Hopkin couverture indisponible traduction : C. Edward Hopkin
traduction : Geoffrey W. Bromiley traduction : C. Edward Hopkin
■ CONTRE LES VIOLENTS (1972) traduction : Cecelia Gaul Kings
■ L’ESPÉRANCE OUBLIÉE (1972) traduction : C. Edward Hopkin ■ L’ÉTHIQUE DE LA LIBERTÉ (1973-1974) traduction : Geoffrey W. Bromiley traduction : Dennis Pardee
traduction : George W. Schreiner
traduction : Peter Heinegg
traduction : Geoffrey W. Bromiley traduction : Joyce Main Hanks ■ ANARCHIE ET CHRISTIANISME (1988) Anarchy and Christianity traduction : Geoffrey W. Bromiley
RÉFLEXIONS ET ENTRETIENS
■ CE QUE JE CROIS (1987) traduction : Geoffrey W. Bromiley traduction : Joan Mendès France
■ ELLUL PAR LUI-MÊME (2008) traduction : Joachim Neugroschel
- Concord, Ontario, House of Anansi, 1997 Canada
- édition US ? 4°) CINQ OUVRAGES MAJEURS De nombreux ouvrages ont été consacrés à Ellul aux USA depuis 19XX. - ?
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Signalons aussi l'ouvrage de Joyce M. Hanks : The Reception of Jacques Ellul's Critique of Technology. An Annotated Bibliography of Writings on His life and Thought (dernière édition : 2007).
Ce répertoire chronologique fait en effet l'inventaire complet des livres et des articles d'Ellul, année par année. S'il n'offre aucun intérêt particulier pour le profane, c'est un outil indispensable aux connaisseurs. 5°) INTERNET Cet établissement conserve un grand nombre de documents rares, notamment des articles parus dans des journaux et revues, dont certains amorcent des problématiques qu'Ellul a ultérieurement développées dans ses livres. Même si l'orthographe est souvent approximative, le site fait apparaître le répertoire, qui est extrêmement riche.
http://www.wheaton.edu/learnres/ARCSC/collects/sc16/
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| Mise à jour le Jeudi, 17 Décembre 2009 01:24 |









































